OW2Con 2011, call for presentations


Ca y est, le call pour OW2Con 2011 est lancé, il n’y a plus qu’à y répondre! Sur la lignée de ce que j’ai présenté l’an dernier, je pense soumettre quelque chose plus axé sur une démonstration en montrant la chaine complète SOA et BPM orientée Cloud que nous sommes en train de développer activement au département R&D de PetalsLink.

PetalsLinkLabs Stack

PetalsLinkLabs Stack

Following the successes of the 2009 and 2010 editions of OW2 Annual Conference, we are very pleased to launch now OW2Con 2011, that will take place on November 23 and 24 in Orange Labs’ innovative and professional conference site "Issy Innovation Garden" in Paris.
The event will offer two days of high-level technical presentations around open source middleware technologies and generic applications. This will be a unique opportunity for attendees and sponsors of the event to meet with peers and network with the international open source community at large. All sessions will take place in English language, including technical and business presentations, and featuring the OW2 Open Source Cloudware Initiative. Parallel sessions (BoFs, side events, third parties projects) will complete the program. Among the main novelties that will be included in the OW2Con 2011 program, the "SQUAT" project (Software Quality Assurance and Trustworthiness) is a major one. Unique program of this kind, SQuAT has the aim to improve the quality of code by generalizing quality tests on OW2 technologies and setting up a quality label. Additionally, one year after the launch of the Open Source Cloudware Initiative and the involvement in current or future collaborative projects, OW2 has reaffirmed its position as a main actor in the open source cloud computing area that will be demonstrated during the conference.

Source, http://www.ow2.org/view/Events/OW2AnnualConference2011

 

 

Europe-Trotteur, Play, SOA4All et co.


Les deux dernières semaines ont été bien remplies, en passant par Athènes pour une réunion de travail sur le projet Play puis par Bruxelles pour la revue finale du projet SOA4All (après un détour par Montpellier pour coder un peu), il est temps de faire un bilan de tout cela…

Athènes - Mai 2011

Athènes - Mai 2011

SOA4All

Toute personne déjà venue sur ce blog devrait connaitre un minimum ce projet qui m’a occupé ces trois dernières années. C’est bon je ne devrais plus en parler trop puisque il est maintenant officiellement terminé depuis la fin du mois dernier. La revue finale s’est déroulée aujourd’hui à Bruxelles. Pas de présentation technique pour cette fois, j’ai même pas eu besoin de dire un mot… La session du matin était assez spéciale pour un projet recherche: essayer de vendre le projet a un investisseur (avec un vrai investisseur, mais qui venait sans son chéquier). Bref un jeu de rôle que je trouve un peu grotesque et qui au final n’a rien donné a part trop de travail pour les speakers.

Regardons ce que ce projet a pu m’apporter, apporter à PetalsLink et aux produits associés, les points forts, les points faibles, etc, (en essayant de faire court):

  • + Mon premier projet de recherche européen. Je suis entré dedans dès le début après avoir passé 2 ans a bosser sur Petals ESB à temps plein en tant que développeur, product leader et compagnie. J’avais par le passé travaillé sur un projet ANR pendant presque 3 ans aussi sur le thème du grid computing (cf http://grid-tlse.org).
  • + Petals ESB n’avait jamais été trituré de la sorte (ndlr: faut que je trouve un autre mot que trituré, je l’ai déjà utilisé hier plusieurs fois). La version utilisée dans SOA4All diffère énormément de la version communautaire OW2. En plus de l’ajout de nombreux services, il a été aussi customisé dans tout les sens pour qu’il soit non plus ‘Enterprise Service Bus’ mais ‘Internet Service Bus’. Les protocoles et contraintes de la version entreprise n’étant pas forcément les mêmes que ceux d’Internet.
  • + Le Distributed Service Bus qui en découle est maintenant une base pour de nombreux projets de recherche chez PetalsLink, donc on en entendra encore parler sur ce blog.
  • - Les partenaires du projet avaient une toute autre vision de ce qu’est un middleware, dès la première réunion on a entendu plusieurs fois ‘The middleware is the Internet’. Donc là forcément çà commence pas trop bien.
  • + Heureusement, l’INRIA était là. J’avais déjà eu le plaisir de travailler avec l’INRIA Lyon sur Grid-TLSE, et généralement ces personnes là savent de quoi elles parlent et savent ce qu’est un middleware. On travaille d’ailleurs ensemble sur de nouveaux projets dont Play.
  • -SOA pour tous‘ mais pas pour le projet lui même… Le but du DSB était aussi de fournir cette brique SOA de base. On se retrouve avec des développeurs qui font tous leurs Webapps dans leur coin et qui s’intégrent ‘à la mano’. Dommage il faut recompiler tout si le service est déployé ailleurs…J’ai presque honte de dire la taille de l’installer graphique que j’ai été chargé de faire pour installer les différents modules; allez 800Mo et encore tout les modules ne sont pas présents.
  • + C’est fini, maintenant on va pouvoir faire des vrais projets midleware, SOA et compagnie.

Play

Le projet Play a commencé depuis un peu plus de six mois (je ne parle toujours pas de Play! Framework mais vous devriez vous intéresser à ce Framework Web, le premier tuto est assez bluffant quand on a l’habitude de faire du Spring, du Struts, du GWT ou tout autre Framework Web, Play! est en train de percer et de botter le cul aux autres). Bien que le projet soit encore au début (durée 36 mois), l’activité est assez intense et promet de bonnes choses dans un futur proche. Pour faire rapide, il est question de développer une plateforme événementielle qui utilisera des technos issues/basées sur le Distributed Service Bus, de Complex Event Processing, de P2P, d’adaptation contextuelle, le Cloud, etc, etc, etc… Bref, beaucoup de choses à faire et un Bus de Service, qui va évoluer encore et encore. Ah et on parle aussi de gouvernance au niveau service et évènements, ce qui est un peu plus nouveau pour la partie évènementielle.
Donc la réunion de la semaine dernière à Athènes (ça change de Bruxelles…) a encore une fois tenue ses promesses: du contenu en masse, des cas d’usage qui évoluent pour utiliser au mieux la plateforme et le concept d’Event Marketplace qui se précise. Je pense que je parlerais mieux de tout ça d’ici peu de temps mais les bases sont posées.

Codons!

Ces voyages au sud et au nord de l’Europe m’ont laissé le temps de coder (surtout quand le TGV tombe en panne entre Montpellier et Bruxelles), un article sur une nouvelle feature du DSB a vu le jour hier soir, j’en ferais un autre plus précis dans les jours qui viennent.

OpenNebula, Acte 1: Les présentations


Je m’intéresse en ce moment à OpenNebula qui se définit comme "un gestionnaire de virtualisation de ressources pour le Cloud". Cet intérêt est porté par mes travaux sur le Cloud et la SOA, ou comment fournir une solution SOA utilisant le Cloud. Pour le moment je laisse le sujet SOA de coté, je l’ai déjà évoqué et je reviendrais dessus en 2011…

Fully open source (not open core), thoroughly tested, customizable, extensible and with unique features and excellent performance and scalability to manage hundreds of thousands of VMs:

  • Private cloud with Xen, KVM and VMware,
  • Hybrid cloud (cloudbursting) with Amazon EC2, and other providers through Deltacloud (from ecosystem),
  • Public cloud supporting EC2 Query, OGF OCCI and vCloud (from ecosystem) APIs,…
  • and much more.

Dit comme ça, on ne voit pas forcement la différence avec le concurrent direct qu’est OpenStack. Deux frameworks pour le Cloud qui se positionnent de la même façon… D’ailleurs, un représentant de chaque produit était présent à la conférence OW2 le mois dernier et les présentations était assez identiques. Bon OK, OpenStack se la joue plus à l’américaine : "Eh les gars, nous on est issue de la NASA OK?!"……
OpenNebula lui est un projet qui est en partie financé par des projets de recherche Européens depuis 2005, quand on connaît le niveau de ce genre de projets financés, on a peu de doutes sur les capacités d’un produit issu de là. On a beau pas être américains, on sait aussi faire décoller des fusées… Bref, fermons la parenthèse anti-amerlocs.

2005? On parlait déjà Cloud à cette époque? Non, on parlait grille et calcul haute performance. C’est pour adresser ces domaines que OpenNebula a été créé. Elle a évoluée au cours des années car finalement c’est toujours un peu la même chose… On change le nom et on rajoute deux/trois trucs par ci par là… Ce n’est donc pas étonnant de voir une infrastructure de type cluster du type Frontale + Noeuds:

(Par la suite, ONE = OpenNebula; VM = Machine Virtuelle)

  • Le binaire de ONE est installé et lancé en tant que daemon sur la machine frontale (ONED). C’est lui qui fournit les APIs Cloud propriétaire et celles qui peuvent être pluggées par dessus (du type Amazon EC2, OGF, etc…).
  • Dans le comportement par défaut, les images permettant de lancer les machines virtuelles sont partagées entre les noeuds via un bon vieux système de fichiers réseau de type NFS.
  • La frontale doit pouvoir se connecter à tout les noeuds en SSH ie partage de clés.
  • Les Hypervisors sont les plateformes de virtualisation qui permettent de lancer des machines virtuelles sur les noeuds. Les plus connus (et supportés par défaut par ONE) sont, par exemple, Xen, KVM et VMWare.
  • Les Drivers permettent de créer la communication entre le daemon tournant sur la frontale et les hyperviseurs.

D’après cette liste, on comprend mieux la philosophie d’OpenNebula. Il s’agit d’utiliser des hyperviseurs existants, de les envelopper, de leur rajouter des fonctionnalités et de les gérer intelligemment. Cette gestion intelligente doit bien sur se caler par rapport aux attentes de niveau infrastructure Cloud (IaaS) en offrant de l’élasticité, de la migration de VMs entre noeuds, etc…

Une fois les hyperviseurs installés et en état de marche (c’est vraiment la chose la plus dure à faire et celle sur laquelle j’ai perdu un temps fou à cause d’une machine trop vieille…), l’utilisation de base depuis la frontale est assez simple:

  1. Déclarer les noeuds physiques ie ceux qui hébergent les hyperviseurs et qui feront tourner les VMs
  2. Déclarer un ou plusieurs réseaux virtuels. On définit ici principalement les addresses IPs qui seront assignées et utilisées par les VMs.
  3. Soumettre une image système et son descripteur au scheduler. Le scheduler a pour but de faire migrer l’image vers le bon noeud physique afin de pouvoir démarrer une VM sur ce noeud.
  4. Pas de 4… Enfin si mais pour des utilisations poussées, je passe pour le moment…

Dans une utilisation simple en mode Cloud privé, c’est à peu pres tout. On peut démarrer, arrêter et migrer des VMs assez facilement. ONE se charge d’assigner les bonnes addresses IPs pour peu que l’image système soit configurée pour le faire (via quelques scripts système). On peut donc créer son Cloud privé de type IaaS avec ONE pour pas un euro (modulo le temps à appréhender le monstre) et avoir un total controle dessus.

Ca à l’air très simple… Oui l’utilisation est simple, c’est la mise en place qui l’est moins. Tout du moins pour préparer les noeuds et les hyperviseurs. Je suis tombé sur des soucis avec la mise en place de KVM sur une machine trop vieille et qui ne fournit pas la virtualisation niveau processeur. Je passe car je n’ai pas le courage mais j’ai perdu pas mal de temps. Les développeurs qui sont très réactifs ont passé du temps avec moi pour essayer de voir ce qui collait pas. Résultat, je laisse tomber KVM que je commençais à maîtriser pour passer à Xen qui est moins simple mais qui est censé marcher mieux. Encore quelques dizaines de cafés en vue…

Dédicace à mon sysadmin préféré ;)

OW2Con 2010 feedback


OW2Con 2010, la conférence annuelle du consortium OW2, se tenait la semaine dernière à Paris au co-working space ‘La Cantine‘. Pour la première année, cette manifestation n’était pas organisée pendant le salon Solution-Linux, mais ce n’est pas pour cela que le monde n’était pas au rendez-vous avec une grosse centaine de participants et un programme bien rempli. L’occasion d’écouter des présentations de qualité autour de l’open source, du cloud computing, des projets OW2 et de rencontrer les personnes que je côtoie depuis quelques années via les nouvelles technologies de communication…

Le ‘Cloud Summit’ de la première journée était je pense la partie la plus attendue et la plus suivi. Ce thème excite évidement beaucoup de monde en ce moment, et chez OW2, l’initiative Cloud est bien lancée avec de premiers résultats et prototype prévus pour l’an prochain.
Coté speakers, le niveau était là, ce qui m’a beaucoup amusé, c’est la présence de représentants des projets OpenNebula et OpenStack, deux solutions de virtualisation de ressources pour le Cloud qui se ressemblent fortement. Mis a part une solution EU et une autre US, les différences sont assez minimes (tout du moins dans ce qui a été présenté). Affaire a suivre sur le Net ou ici car j’aurais l’occasion de mettre en oeuvre très prochainement ces frameworks pour les travaux Cloud que je mène actuellement…

De la deuxième journée, je retiens principalement les présentations relatives aux projets OW2 : Jonas, XWiki, Talend, Bonita.
La démo combinée de Talend et de Bonita est simple mais efficace. Effectivement, on se doutait déjà que les deux produits marchait sans problèmes, là j’en suis sur, pas grand chose a dire de plus la dessus…
Je préfère approfondir un peu sur les présentations relatives à Jonas, le serveur J2EE principalement développé par Bull. Les slideshares cités dans un tweet de leur auteur (@florentbenoit):

Sur la partie ‘Reliable Asynchronous Web Services on JOnAS Java EE server’ fournissant un nouveau mode d’échange de message reliable et asynchrone à Apache CXF, mon constant est le suivant : L’approche est non lightweight et est plutôt orientée pour l’entreprise ie il faut des instances de Jonas pour faire tourner cette solution. Fini le bon vieux Endpoint e = Endpoint.publish(); . Mais disons ici que ce n’est pas le but. Le vrai but est démontré par une démo efficace; client et serveurs peuvent ‘tomber’, les messages seront de toute façon délivrés lorsque les parties intéressées seront de retour (A méditer pour Petals ESB…).
Sur la deuxième présentation ‘Secure your Java EE projects by using JOnAS audit tools’, je retiens la partie présentation des informations de monitoring qui permet de suivre le cheminement d’une invocation dans tout les modules entrant en jeu. La solution de présentation basée sur Flex est sexy, c’est vraiment mieux que de montrer des messages XML dans une pauvre table HTML… Cette partie aussi me semble très intéressante à extraire de Jonas et à rendre générique et disponible pour tous…

Tout cela (et tout ce que j’ai raté) confirme vraiment que les personnes impliquées dans OW2 fournissent vraiment un travail de qualité, que ce soit au niveau des projets, du management du consortium et sont vraiment motivés. Je pense vraiment que le travail autour des initiatives lancées cette année, que ce soit pour le Cloud ou le BI fourniront des solutions compétitives car les gens sont là, compétents et motivés!

Pour ceux qui ne suivent pas mes tweets, toutes les vidéos de ces deux journées sont disponibles en ligne.